mercredi 30 décembre 2015

Symboles

Un moment, je n'ai plus su quoi penser. Tant de palabres pour une mesure très symbolique. Encore une fois, ma famille se déchirait au moment des fêtes. Noël et le réveillon en seraient gâchés. Pourrait-on une bonne fois pour toutes se concentrer sur les priorités ? Éviter de se déchirer pour rien ou si peu ?

lundi 28 décembre 2015

Au petit matin

Tu me gardes pour la nuit ? Il a sourit, a éteint la lumière et m'a serré contre lui. Je n'ai pas vraiment dormi d'un sommeil profond. Ces nuits-là me sont si rares que je dors entre deux eaux pour profiter de l'homme allongé contre moi. Je l'étreins, je vais l'embrasser délicatement avant de plonger à nouveau dans le néant amoureux.

dimanche 27 décembre 2015

Mon plus beau cadeau de noël

Je ne voulais pas passer la nuit seul dans la maison triste. J'avais bien quelques contacts mais si peu fiables qu'ils avaient disparus et me laissaient sans réponse. Comme un désespéré, j'avais tendu quelques perches de ci de là. Je venais de rentrer d'une soirée en famille. Une dernière fois, je regardais mes messages avant de filer au lit. Il était connecté.
En fin d'après-midi, je lui avais simplement envoyé l’émoticône "ai-je une chance ?". Son portrait m'avait attiré, son profil n'était guère renseigné, mais l'aventure, c'est l'aventure n'est-ce pas ? J'ai osé un message bref. Il a réagi aussitôt. Cinq minutes plus tard, il m'invitait à le rejoindre, voire à passer la nuit avec lui si plus d'affinités.

jeudi 24 décembre 2015

J'ai vu ma propre déchéance

Le réfectoire était rempli. Les pensionnaires étaient quasiment tous là même les plus atteints dont le regard vague ou absent n'en rencontrait plus aucun autre. Des proches étaient venus aussi. J'ai même vu une enfant près de sa grand-mère. C'était une fête comme il s'en organise partout dans ce genre de maison. La directrice avait souhaité la bienvenue. Le concert pouvait commencer.

samedi 19 décembre 2015

Ma soirée à l'Entre deux eaux (1)

Je t'ai parlé de cette envie d'essayer un bar gay naturiste. L'occasion s'en présentait lors d'un nouveau voyage à Paris. J'avais cependant essayé de passer la soirée avec Matthieu ou Pio. Le premier n'était pas dans une phase de plans sans lendemain, le second était chargé de famille ce soir-là, à mon grand regret. Alors, je ne pouvais plus reculer...

jeudi 17 décembre 2015

Ce que je sens de moi

Je fais un peu de ménage. je trouve dans les brouillons quelques billets oubliés. Certains inachevés. C'était un post de Tto qui m'inspirait ce matin là, l'ennemi dans la glace. Quand je portais des lunettes, je ne savais pas qui était derrière les verres. Le jour où je les ai enlevées, j'ai redécouvert le monde et j'ai cru me connaître.

mercredi 16 décembre 2015

Absences

Un dimanche de fête, nous roulions vers un petit village cher à mon cœur. Juché sur un roc maçonné par de hauts remparts, face à la montagne. J'avais 10 ans quand je découvrais ce site étonnant. Un village serré autour de son temple, l'église à l'extrémité, hors les murs, à la place du château rasé lors de guerres anciennes. J'ai couru ici des dimanches entiers.

lundi 14 décembre 2015

Nous n'avons pas fini d'avoir froid

Drôle d'impression ce matin que de se sentir rassuré par le résultat des élections régionales avec une droite forte, mais si faible pourtant, gagnant 7 régions. Quand on a craint le pire...
Drôle de soirée électorale hier, où certains, à droite comme à gauche, semblaient avoir pris une mesure et d'autres ont continué à chercher à nous vendre leur projet minoritaire mais que la mécanique électorale peut porter ou garder au pouvoir.

dimanche 13 décembre 2015

Glanes #18 abstention, abstinence et la femme d'Arthur

Je n'étais pas peu fier ce matin de voter deux fois. Ma tête brune, bien secouée par le résultat de dimanche dernier, a fait partie de ces cohortes de jeunes gens qui faisaient la queue devant les commissariats.
Ça votait déjà beaucoup dans notre petit bureau de vote.

samedi 12 décembre 2015

Ces petits plans cam de l'après-midi

On s'est rencontré il y a un an. Il accompagnait son patron pour présenter un projet sur lequel il devait prendre la main. Il était beau comme un petit cœur. De taille moyenne, tout mince, très brun, le cheveu court qui laissait deviner un potentiel bouclé voire crépu, un sourire angélique très charmeur.

mardi 8 décembre 2015

Maréchal les voilà !

Comme je l'aimais déjà cette grande et belle région qui a tant de sens pour moi. Elle revenait de loin. Ici au XIIe siècle, on jetait les bases de l'amour moderne, de la liberté de conscience et des valeurs de tolérance, avant qu'un souffle mortel ne vienne enterrer tout cela.

lundi 7 décembre 2015

Je ne pensais pas que Ben allait me recontacter (2)

J'étais parti dans la nuit claire. Il me fallait près de 40 mn. Je filais sur l'autoroute, dépassant cette aire où j'aurais peut-être pu croiser Patric. A la sortie, j'ai mis le gps afin d'aller au plus court dans cette campagne. Il a entendu la voiture arriver. Il est sorti d'une maison aux hauts murs dans la rue étroite. J'ai ouvert la vitre et il m'a expliqué où me garer. J'ai remonté la rue pentue en marche arrière pour serrer la voiture sur un accotement herbeux.
Il m'attendait devant sa porte, légèrement plus grand que moi.

dimanche 6 décembre 2015

Glanes #17 piège à cons

Évidemment, je suis allé voter et je vais de ce pas assister au dépouillement dès la fermeture des bureaux de votes.
La semaine dernière j'avais essayé de convaincre ma tête brune de me confier une procuration puisqu'elle ne pourrait pas être parmi nous.
La discussion avait été déprimante par son manque d'arguments de fond et le décalage avec l'enjeu de cette élection régionale.
Tout à l'heure, j'avais l'espoir qu'on me dise qu'il y avait une procuration pour moi tant j'avais du mal à accepter son manque de conscience politique malgré la formation qu'il a reçue et son expérience de la vie.

samedi 5 décembre 2015

Soudain l'envie d'essayer un bar gay naturiste

Je faisais connaissance avec mon hôte, tous les deux tranquillement assis sur le canapé, quand il me dit, Ce n'est pas à cause du 45 de la rue de la Folie-Méricourt que tu as réservé chez moi ? Le 45 ? Oui à cet endroit il y a un bar gay naturiste, l'Entre deux eaux ; plusieurs personnes ont déjà réservé ici parce que ce n'est pas très loin et ils vont y passer la soirée.
J'étais intrigué.

vendredi 27 novembre 2015

Tous ces garçons que j'ai aimé l'espace d'un instant ou d'une nuit

J'étais revenu à Paris 10 jours après les attentats. J'avais trouvé un hôtel dans le 10e arrondissement, au bord du 11e. Ce sont des quartiers pratiques pour moi par rapport à mon arrivée et à mes déplacements parisiens tant professionnels que personnels, notamment nocturnes. C'est par là que m'accueillait autrefois Lucien puis ma tête blonde. Je ne compte plus les hôtels où j'ai dormi. Mon centre de gravité est ici à République. Matthieu habite à quatre pas, tu te reconnaîtras n'est pas loin non plus.  Il y a trois semaines je dormais sans le savoir à deux pas du Bataclan.

mardi 24 novembre 2015

L’envers du décor


Jacquou le croquant est un vieux souvenir d’enfance. A une époque où j’étais fasciné par la monarchie, il m’a révélé brutalement la condition paysanne sous l’ancien régime, dans une période pour laquelle le mot de restauration prenait tout son sens. Le comte de Nansac m’est resté comme l’archétype de l’aristocrate exécrable.
Je n’ai jamais revu la série. Dimanche soir passait le film, que j’avais raté à sa sortie. Malgré la critique de Télérama « Quand il réalisait des vidéoclips pour Mylène Farmer, Laurent Boutonnat les emballait d'une apparence de vrais films. C'était sa spécialité : donner l'illusion du cinéma. Maintenant qu'il tourne pour le grand écran, l'illusion se révèle impossible à tenir… », ou peut-être à cause d’elle, je m’obstinais à regarder ce condensé peu crédible d’une histoire assez riche et dont on se prend à espérer que le film soit remonté en une version longue. Non qu’il soit inoubliable, mais je tombais sous le charme de Gaspard Ulliel, que j’ai vu peu jouer depuis un long dimanche de fiançailles. J’avais déjà été séduit par son corps fin et longiligne, et surtout par ce regard sur un visage émacié très particulier.
Je te passe les détails du film. Le moment que j’ai préféré c’est celui il recueille la fille de Nansac détrempée et la met à sécher devant un bon feu, protégée de son regard par un drap tendu. Lui-même se désape, la fille glisse un œil par-dessus le drap au moment où il a le dos tourné, dévoilant un fessier que je n’aurais pas su imaginer.
J’ai pu voir depuis que Gaspard Ulliel avait osé plusieurs fois le nu intégral facial notamment dans Saint-Laurent, que j’ai raté également. On trouve également quelques poses érigées où il se confirme qu’il est diablement monté. Mais je reste troublé par la beauté de son envers.



lundi 23 novembre 2015

Les dieux s'en fichent

Ce matin, j'avais prévu de reprendre le cours du blog et je t'aurais parlé de Gaspard Ulliel. Et puis France inter qui rapporte les doutes de l'archevêque de Canterbury, se demandant où était Dieu le vendredi 13 septembre... En illustration, la belle voix de Christine Sèvres, qu'on entend si rarement.

Les dieux sont dingues
Pass'-moi mon flingue
Les dieux sont moches
J'ai la pétoche

mardi 17 novembre 2015

Le voyage de Hollande

A voir un jeune chien courir
Les oiseaux parapher le ciel
Le vent friser le lavoir bleu

Les enfants jouer dans le jour

A sentir fraîchir la soirée
Entendre le chant d'une porte
Respirer les lilas dans l'ombre
Flâner dans les rues printanières

Rien moins que rien pourtant la vie

dimanche 15 novembre 2015

Si loin que j'aille rien n'y change

Pablo mon ami qu'avons-nous permis
L'ombre devant nous s'allonge s'allonge
Qu'avons-nous permis Pablo mon ami
Pablo mon ami nos songes nos songes


samedi 14 novembre 2015

Effroi

Je me réveille. Je fixe un instant sans la comprendre l'info qui est apparue sur mon phone. Je me lève d'un bon. Les vapeurs du petit matin se sont dissipées en un instant. La femme de ma vie déjà travaille à son bureau. je lui dit. J'allume la télé.

mercredi 11 novembre 2015

Trève

J'allais publier la suite de mes aventures avec Ben mais je me ravise en lisant le billet de Celeos. Pas aujourd'hui, un 11 novembre juste avant que je n'aille participer à l'hommage au monument aux morts. Je pense à ces hommes dans l'horreur, cette drôle d'intimité avec la mort quotidienne. L'idée me traverse de ces émotions fortes qui ont dû les étreindre dans cette solidarité nécessairement masculine, virile dirait-on, mais que la tendresse a nécessairement au moins effleuré. Comment tenir sinon ? Que dire de leur sexualité ?

samedi 7 novembre 2015

Drôle de rêve

Cette nuit. Je suis dans le bureau d'un chef d’exécutif qui a atteint un âge élevé. Dans les couloirs de l’institution gravitent de nombreux jeunes gens, comme dans la plupart des cabinets d'aujourd'hui. Ce jeunisme de l'inexpérience a d'ailleurs été maintes fois dénoncé .

jeudi 5 novembre 2015

Une nouvelle expérience

Maurice me manque. Cette évidence m'est tombée dessus alors que je quittais le petit appartement parisien où j'avais passé la nuit. J'allais traverser le boulevard Voltaire, j'avais le nez dans le caniveau. Il m'est apparu ainsi dans la lumière d'une plage méditerranéenne. La veille j'étais passé par ce lieu où chaque fois j'essaie de repérer la maison aux volets rouges. J'étais embué de ces émotions qui me troublent souvent au pays taiseux à l'heure d'en partir. Comme cet été, je ne suis pas arrivé au bout de mon repérage. Dans l'axe de mon regard il y avait une maison restaurée au bord d'un canal. Point de volets rouges et il me semblait que la maison était plus loin. Point de rangée d'arbres non plus mais peut-être masquaient-ils le canal autrefois ? Il avait dû se passer quelque chose que j'imaginais assez bien. La vielle dame devait reposer sous les chrysanthèmes. La maison bruissait déjà d'une nouvelle vie.

dimanche 1 novembre 2015

Toutes ces choses qu'on ne fera plus

Comme chaque année je suis revenu au pays taiseux pour la saison des chrysanthèmes. Pour la première fois, j'étais seul pour fleurir ces tombes où reposent les 3 ou 4 générations qui m'ont précédé. J'aime ces lieux qui ont toujours été pour moi synonymes de visites aux défunts comme l'on va voir les vivants. Je n'y ai jamais vu de larmes, juste des émotions, seulement un recueillement serein.

samedi 31 octobre 2015

Je ne pensais pas que Ben allait me recontacter (1)


- Ça va ? Tu as aimé l'autre jour ?
- Oui ça va. C'était sympa, j'ai bien aimé l'ambiance, le décor, le whisky au début, la clope à la fin, le mec accueillant. et toi ?
- Aussi. Tu fais bien l'amour. J'ai aimé être pénètre deux fois et j'ai joui sans me toucher, j'espère t'avoir donné du plaisir.

vendredi 30 octobre 2015

Comme j'ai pu être prude !

La réunion s'éternisait, j'étouffais quelques bâillements. Mes yeux se sont posé sur la feuille d'émargement. Mon esprit s'est évadé en regard ces lignes avec un paraphe au bout, le mien au milieu de la page. Je revoyais mon cahier de texte de première. Ma signature n'était pas encore fixée. J'essayais des trucs. Ça se basait sur celle de ma mère, souple et délicate. Je n'aimais pas celle de mon père, anguleuse et posé rageusement. Puis en cours d'année, j'avais trouvé une idée. Et sur chaque ligne du cahier de texte, je sanctionnais chaque chose faite par le dépôt de ce signe. J'avais même repris tout au début pour compléter les lignes de premiers mois. Le signe s'améliorait au fil des pages. Je pouvais être fier de moi.

jeudi 29 octobre 2015

Intriguant



Ce soir là, toujours ce weekend où j’étais en recherche, j’avais osé mettre une localisation assez proche de chez moi. L’envie d’homme était trop forte. Je ne voulais pas cependant aller trainer sur une aire. Entre la faune parfois un peu spéciale, les bactéries et virus, je suis un peu refroidi ces temps-ci. La photo m’a intrigué par cette façon mystérieuse de donner à voir seulement ses yeux, le reste du visage étant enveloppé dans un turban. J’imaginais un homme du désert sur sa monture.

mardi 27 octobre 2015

Touche Julien

Pour une fois, je n'avais pas illustré mon billet. Trouver l'image qui me plait n'est pas toujours très simple et hier mon temps était particulièrement compté.
Dans la foulée de la publication, je partage sur facebook qui draine une quantité phénoménale de lecteurs sur ce blogue. Ne ris pas.
Avant, le partage se faisait automatiquement grâce à un outil dénommé rss graffiti abandonné par son mainteneur depuis quelque mois. N'ayant pas trouvé d'autre solution, je partage moi-même, ce qui ajoute automatiquement deux pages lues à mon compteur.
Il n'y a pas de petit profit.

lundi 26 octobre 2015

Il avait le regard de Maurice

Lorsqu'il a appelé pour préciser notre rendez-vous, j'ai été séduit par sa voix, sa sérénité et la proximité immédiate. Quand on s'est retrouvé devant sa voiture, il avait cette posture très droite, la tête légèrement en arrière, ce grand sourire décontracté. Bien sûr, j'ai pensé à lui tout de suite et cette manière qu'il avait eu de me regarder.

vendredi 23 octobre 2015

Je me fais crier dessus

Je me méfie de ces contacts de jeunes hommes d'une vingtaine d'années. Souvent il est très vite question d'argent. Je sais que la situation financière actuelle en est en partie la cause et que certains y ont recours pour soutenir leurs études. Ça me laisse toujours perplexe cependant, il me semble que les petits boulots ne manquent pas pour les étudiants. L'autre aspect est que je n'ai pas forcément envie de rencontrer des jeunes à peine dégrossis et qu'un peu de maturité n'est pas pour me déplaire.
Ce dernier week-end je fut accroché par deux jeunes désintéressés.

mercredi 21 octobre 2015

Le tourbillon de ma vie

Pourquoi ces souvenirs me reviennent-ils ce matin alors que je suis sous la douche, le corps tout engourdi de mes nuits au sommeil fragile ? Nous avions formé un trio avec mon meilleur ami et elle, pendant quelques mois avant que la vie ne brûle nos vingt ans. J'avais une copine trop jeune qui ne sortait pas le soir. Notre trio se faisait deux à trois cinés par semaine.

mardi 20 octobre 2015

Glanes #16 pour moi Platini a couché

J'étais ému hier soir. Danièle Delorme n'était pas qu'une proviseure à la retraite. Il faudra revoir ses films des années 50 pour retrouver cette actrice lumineuse. Il y a bien mieux dans sa filmographie qu'un éléphant ça trompe énormément (1976) mais c'est pourtant de ce film jovial que me restent deux scènes cultes, illustrées par ces deux images. En petite tenue, on appelait ça une combinaison, devant son mari joué par Jean Rochefort en plein démon de midi. Avec cet adolescent boutonneux qui la poursuivait de ses ardeurs et arrive à lui poser la main sur un sein pendant qu'elle téléphone. Elle sera inhumée au Père Lachaise vendredi prochain.

lundi 19 octobre 2015

Sucer n'est pas jouer

La bactérie responsable de la syphilis  Photo :  Getty ImagesUn plan peut vite tourner à la roulette russe. Comme beaucoup, j'ai longtemps pensé que le risque était mineur avec la fellation. Si c'est peut-être le cas pour le HIV, et encore, c'est de plus en plus risqué pour la syphilis dont la recrudescence est attestée. et pas seulement à Paris. Un de mes contacts dans la grande ville où je vais souvent était passablement dégoûté de l'avoir attrapé cet été, qui plus est dans un cercle d'ami.
A l'époque où j'allais très souvent au sun city, je restais sur mes gardes jusqu'à ce jour où j'ai osé pour la première fois prendre sans protection un sexe inconnu dans ma bouche.

dimanche 18 octobre 2015

Intérieurs, fin de série

Je termine cette rétrospective sur ces hommes qui m'ont reçu chez eux. J'avais oublié Stan et son intérieur gothique où il avait tout orchestré pour que je le prenne sur le canapé alors que j'aurais préféré m'ébattre dans son lit. Mais Stan est un passif directif et je dois avouer que j'apprécie ce type de garçon tant qu'il ne porte pas des visées sado-masochistes. Je crois me souvenir de grandes tentures noires sur les murs, des rideaux assortis sur la grande baie aux volets clos. Et surtout ces deux canapés se faisant face, aux pieds galbés dans une imitation Louis XV.
Je n'ai pas parlé non plus de chez toi, qui te reconnaitras si tu me lis encore.

vendredi 16 octobre 2015

L'histoire de Maurice. 6, nuit unique nuit

Samedi. Il est 18 heures. On s'appelle. Maurice n'en finit pas d'hésiter. L'idée d'une randonnée en montagne est devenue irréaliste. Il faut faire simple. Je lui propose ce lieu intermédiaire, où nous ne connaissons personne. Un endroit saturé de monde en plein été, idéal pour passer inaperçu. Il hésite encore. Alors, je le pousse dans ses retranchements. Dès lundi, je ne serai plus seul. Quelle occasion se représentera ?

jeudi 15 octobre 2015

Ce garçon que le hasard mettait sur ma route

Je roulais vers l'Espagne. J'avais peu de temps pour manger si je voulais arriver à temps à cette réunion. Je m'étais arrêté brièvement pour acheter un entre-pain. A l'entrée du bâtiment, un jeune homme m'interpelle avec timidité. Au début, je ne comprends pas bien son français maladroit. Il a une voix très douce. Il cherche une voiture pour l'emmener plus loin. C'est un autostoppeur mais il préfère aborder directement les gens plutôt que de tendre le bras.

mardi 13 octobre 2015

Malaise dans un intérieur immaculé

Hier quand je suis revenu sur ces intérieurs que j'ai découvert à la faveur d'un garçon, j'en ai omis deux, et non des moindres. Il y eut d'abord cette première fois, que je ne saurais oublier. On n'oublie jamais les première fois. La rencontre s'est faite d'abord en mode virtuel sur le tchat de tetu, tu vois comme ça date. Nous avions convenu d'un rendez-vous dans un bar du marais, je ne sais où maintenant. Je revois simplement la configuration des lieux.

lundi 12 octobre 2015

Devine qui vient sucer ce soir...

"Tu peux passer des nuits entières avec un mec, lui sucer la bite, lui lécher les couilles ou lui prendre le cul autant de fois que tu veux, tu ne le connaitras pas vraiment tant que tu ne seras pas allé chez lui."
Virgile qui n'avait pas publié depuis un an dans son blog "les priapiques" commence ainsi  son dernier post dont la chute est réjouissante.

Personnellement, j'aime beaucoup qu'on me reçoive.
Virgile me fait tourner les souvenirs...

dimanche 11 octobre 2015

Je stresse, donc je me ...

En guise de suite à mon post d'hier.
Je ne manque pas d'imagination mais me représenter telle ou telle personne dans un acte sexuel ne me vient pas facilement.
Évidemment, c'est plus simple dans les lieux de drague. Mais dans le quotidien...
Ce DRH dont tu pourrais arracher la chemise, est-ce qu'il s'est branlé avant d'entrer dans la salle du comité d'entreprise ?

samedi 10 octobre 2015

Il faudra beaucoup te branler

Ça se passe dans les toilettes en 2014. Le nouveau directeur-adjoint de la rédaction du Point demande conseil à FOG qui passe la main. “Il faudra beaucoup te branler.” L’autre pense avoir mal entendu. “Pardon ? – Il y a beaucoup de pression. Faut y penser, vraiment, c’est hyper important : branle-toi souvent."

mardi 29 septembre 2015

Bée

Je vais avoir du mal à écrire quelques jours. Pour le moment, la place est aux retours d'enfance. Ils arrivent de toutes parts. Des enchainements de pensées, des mots qui rebondissent sur des scènes de vie. Comme ces hommages à la cérémonies des Césars, nourris des meilleurs extraits.
Sauf que là je n'ai rien sélectionné. Ils arrivent tous seuls. C'est curieux ce qui revient comme ça.

samedi 26 septembre 2015

Il a mis un pied

Résultat de recherche d'images pour "granit"Il ne tardera plus je crois. Comme cela se passe-t-il dans une tête chenue quand on commence à trouver le temps long ? Est-ce comme quand, enfant, il nous tarde de grandir ? De quoi avait-il rêvé en cette époque lointaine où il ne mangeait pas à sa faim, où la liberté n'était pas ce qu'elle est devenue ?

lundi 21 septembre 2015

Que m’vau te contar las darrèras escapadas…


route autoroute nuit phareJe vais te raconter mes dernières escapades... J'avais repris le travail et ces navettes qui me ramènent régulièrement à la grande ville qui décide de nos vies. Au retour, je ne pouvais m'empêcher de m'arrêter sur ces deux aires où se croisent les garçons. Le premier arrêt est une visite de curiosité, je dirai presque de courtoisie. Je n'en espère pas grand chose. En général, je fais le point sur mes courriels de la journée. Je rédige quelques réponses urgentes en observant le ballet. Pour le deuxième, je garde encore l'espoir d'y retrouver Patric, jamais revu depuis trois ans.

samedi 12 septembre 2015

Un été sans les hommes


Résultat de recherche d'images pour "hommes soleil ombres"Là où je vis, l'été ne commence pas avant le 14 juillet. Avant, il ne faut rien espérer de la météo. Mon dernier homme d'avant l'été fut celui qui m'attendait dans cet hôtel improbable. Ensuite, je ne frôlais que des regards. Mon retour aux sources annuel passa très vite.

samedi 29 août 2015

Te souviens-tu du sam-lo ?

Illustration de Georges Ruseckis pour Emanuelle (1979)
Il avance à de plus en plus petits pas, la tête inclinée dodelinante. Tous ces livres, toutes ces pages qu'il a lues. Je regarde les tranches, j'en sors un de temps de temps, je feuillette quelques pages. En deuxième rangée, comme au secret, je tombe sur cette édition de bibliophile sur papier bouffant.

jeudi 20 août 2015

Cette beauté insolente sous ma fenêtre

J'étais de repos pour cause de travaux à la maison. L'entreprise avait commencé son travail. Il a rejoint l'équipe en milieu de matinée. Un bel angelot à la chevelure mi-longue bouclée. Une posture d'hétéro avec son tee-shirt imagé qu'on se trouve assez gêné de détailler avant de comprendre.

mercredi 29 juillet 2015

L'histoire de Maurice. 5, foudre

Un lecteur-ami me suggère que Maurice est l'amour de ma vie. Je me suis souvent posé la question. Je n'en suis pas certain. Ce qui m'a marqué fut le côté foudroyant, les évidences jusqu'à la manière de se toucher et de se respirer. D'accepter mutuellement nos corps dans les moindres détails, une chose qui n'est pas si simple. Je n'avais jamais connu ce type de révélation. La plupart de mes relations amoureuses avait été si ce n'est plus réfléchi du moins plus construites par une connaissance progressive.

mercredi 22 juillet 2015

L'histoire de Maurice. 4, petits matins

Je préparais avec fébrilité ce déplacement inattendu. Mon organisation ayant validé l'expédition, il ne me restait plus qu'à trouver un hôtel agréable. J'ai eu du mal et finalement je me rabattais sur un établissement proche de la gare. Après avoir réservé en ligne, j’eus l'idée d'aller voir sur tripadvisor. J'ai compris très vite que j'allais passer deux nuits dans un hôtel de passe.

lundi 20 juillet 2015

Glanes #15 épouvanté

J'écoutais la fin de l'émission de Zoé Varier, d'ici et d'ailleurs, sur Inter bien sûr, j'avais aimé l'entretien avec Rui Wang, de Wenzhou à Belleville. Tous les soirs de l’été à partir de 20h, Zoé nous fait entendre des récits d’ici et d’ailleurs, des histoires de femmes et d’hommes, peut-être celles de nos parents, grands-parents, amis, étrangers, immigrés, exilés venus vivre en France. C'est superbe, tendre, émouvant, vrai et salutaire en ces temps de repli.