samedi 31 décembre 2016

En file d'attente

Il est grand, en pleine adolescence, d'un torse plat impressionnant, sans aucune onde sur le pull, sans dessin sur les pectoraux que sa main caresse avec nonchalance, tandis qu'il attend dans la queue d'un Starburst coffee, serré contre le copain qui le précède.

samedi 24 décembre 2016

Prêt à porter

Il marche dans la rue à le recherche d'idées. Il aimerait lui offrir un habit. Les vitrines scintillent. Il repère ce qui lui plait pour lui-même. Il reviendra dans quelques jours pour les soldes. Pour le moment, ce qu'il a en stock fera l'affaire pour ces fêtes. Et qui sait, peut-être le père Noël l'habillera-t-il un peu.

jeudi 22 décembre 2016

Il n'y a pas forcément de rapport, quoique

C'est cette chanson qui m'est venu aussitôt en tête.
Parce que nous passons notre temps à ériger des murs réels ou virtuels entre les hommes, à partir de l'histoire, la culture, l'origine, la religion...
Parce qu'il faut toujours trouver une idée pour séparer en catégories.
Pourtant s'il est une chose qui est une et indivisible, c'est bien l'Humanité.

mercredi 14 décembre 2016

Entre deux rives

Je suis réveillé depuis quatre heures moins le quart du matin. Je viens de prendre le petit déjeuner au lit et je rêvasse avant de me lever définitivement. Je pense à ce billet que je voudrais écrire aujourd'hui car je tiens à publier à cette date. Des idées sont passées depuis hier. Soudain l'évidence s'installe. Je vais non je dois parler de ce petit détail. À cet instant je ne pense plus qu'à ça et je me lève. Je vais te le confier au risque de retarder ce que j'ai à finir en ce petit matin avant de me taper deux heures de route pour une réunion dont je n'ai pas vraiment envie.

dimanche 11 décembre 2016

Maintenant que ta jeunesse...

Renaud Camus et Aragon au Palace, 1977. © Philippe Morillon
Deux émissions écoutées sur Inter au sujet de la jeunesse où il était question de considération par les politiques, de vote à 16 ans. Une parole de Jack Lang a traversé les ondes (de mémoire, je comprends les jeunes car je l'ai été).

Un bref échange épistolaire avec un ami sur, disons, le temps qui passe.

Et ce poème qui m'a rejoint deux trois jours, cette chanson que je fredonnais déjà, à peine tiré de l'adolescence...

vendredi 9 décembre 2016

L'histoire de Maurice. 7, parfum de toi

A single man (Tom Ford, 2010)
Après cette nuit unique, nous nous réveillons tard . Serrés l'un contre l'autre, la vigueur retrouvée, notre étreinte reprend. Je confirme quelque chose d'étonnant. J'ai une attirance exceptionnelle pour Maurice qui se traduit par une proximité physique jamais rencontrée. Son corps, sa peau, son odeur, je ne sais comment exprimer cela mais je n'ai aucun réserve.

jeudi 8 décembre 2016

vendredi 2 décembre 2016

L'archi

Il m'a plu dès qu'il est entré. Son corps fin et élancé, son âge moyen, son visage un peu rude au front haut et au cheveu ras. Je discutais avec le coatch et il est entré tout de suite dans notre conversation. La convivialité s'installe certes facilement en ce lieu mais elle est favorisée par les atomes crochus.

samedi 26 novembre 2016

Une pièce en quatre actes

J'avais passé une belle soirée avec un ami. Quand on s'est quitté, je n'avais pas sommeil. Mes pas m'ont guidé vers l'un de ces saunas où j'aime à me détendre. Un lieu où j'ai parfois l'impression d'être totalement transparent, ce qui ne me dérange guère. Mais ce soir-là, il y avait du monde et il semble que j'ai crevé l'écran. Mon repère est en général le hammam, autant que je puisse supporter l'ambiance chaude et humide. La douche froide à côté de la banquette m'y aide souvent d'autant qu'il y a un côté puissamment érotique à passer sous le jet, nu dans la pénombre sous le regard des autres.

dimanche 20 novembre 2016

Il m'a épuisé

Cela faisait deux ans qu'il m'avait contacté de manière pressante. Nous avions conversé à plusieurs reprises et même fait un skype un soir où nous étions seuls l'un et l'autre. Il habite dans une ville où je vais rarement et où de toute manière je n'avais pas le loisir de dormir à l'hôtel jusqu'alors. Son insistance à vouloir que je trouve une occasion de me déplacer à toute forces m'avait lassé à plusieurs reprises.

jeudi 10 novembre 2016

mardi 8 novembre 2016

JFC et moi

Décidément un souvenir en réveille un autre. Je me suis trouvé un jour à quelques mètres du mort-vivant des se-disant les Républicains. Un décor provincial, un grand espace de restauration et de jeu qui constitue la seule attraction nocturne de masse d'une préfecture rurale. On y afflue de loin et on finit parfois à potron-minet contre l'un des platanes du secteur ou dans quelque fossé.

lundi 7 novembre 2016

Le coatch

Je sais bien qu'il n'y avait que trois personnes quand je suis entré mais la première fois je lui avais fait le même effet. Il m'a dévisagé tout de suite, s'il l'on peut utiliser ce verbe pour beaucoup plus que le visage, et s'est approché de moi. Évidemment, je l'avais tout de suite reconnu.

samedi 5 novembre 2016

L'agité et moi

Je croyais n'avoir plus rien à dire sur les acteurs de la primaire de la droite et du centre. Je pensais n'avoir jamais croisé qu'Alain et Nathalie. Mais des souvenirs me sont revenus du temps du quinquennat précédent. J'avais plusieurs fois craint de le rencontrer à la mauvaise faveur de mes activités.

jeudi 3 novembre 2016

L'entremetteur et le timide

Cela se passe la même soirée que celle du bel homme croisé dans la rue. Il avait disparu. Dans les couloirs traînait un beau garçon au regard fuyant. Il allait et venait sans cesse entre l'étage et le sous-sol. Il m'a parfois donné le sentiment de me pister mais rien ne permettait de le confirmer.

mardi 25 octobre 2016

De l'insoutenable élocution de Guillaume Gallienne

Celeos dont j'aime lire la prose nous gratifie régulièrement d'une diatribe à l'encontre de Guillaume Gallienne qu'il déteste pour sa diction et son inculture. Celle-ci fut récemment relevée par notre ami pour n'avoir pas su prononcer le guide Chaix, guide chè pour Galienne alors que Celeos en pince pour Chaixe, comme dans sexe soulignait-il évidemment.

samedi 22 octobre 2016

L'homme nu couché sur le dos

Jean-Jacques Bachelier, homme nu couché
Je n'avais pas pu me libérer assez tôt. Un collègue avait voulu aller boire des bières. J'étais très las d'une journée épuisante à discuter avec des papillons. Je voulais me plonger dans la face gay de cette ville où je n'étais pas revenu depuis longtemps et où, il y a quelques années, j'aurais pu croiser Maurice en terrasse d'un café. Mais je pense qu'il vivait désormais en périphérie, avec je l'espère pour lui compagne et enfants ce qui était son désir la dernière fois que nous nous vîmes.

lundi 17 octobre 2016

Fabliau

Un monarque-républicain dont on a oublié le nom besognait son peuple. Celui-ci gémit. Le prince s'enquiert de la douleur.

samedi 15 octobre 2016

Longtemps la voix de Dylan fut pour moi féminine

Non, je ne vais pas commenter abondamment l'attribution du prix Nobel de littérature, l'agitation de la droitosphère, de quelques obscurs académiciens, de désagrégés de littérature classique, des tenants d'une dichotomie entre arts mineurs et arts majeurs. Évidemment j'aime assez ce choix d'un trobador contemporain*.

dimanche 9 octobre 2016

Ces idées fausses et tendancieuses sur la taille des bites

Nous recevions hier un groupe d'ami de nos têtes baies. La soirée était agréable, en partie au coin du feu. Comme tout groupe qui se retrouve épisodiquement, ce leur fut l’occasion de se rappeler de telle ou tel. Il fut question d'une de leurs amies qui vivait désormais avec un gars originaire d'Afrique équatoriale.

vendredi 7 octobre 2016

Nathalie et moi

Agnès Jaoui - Patrick Swirc
Elle est arrivée d'un pas vif, dans un mouvement capillaire, suivie par son staff de quelques hommes. Comme nous étions dans ses murs, elle ne portait pas son cuir, elle donnait le sentiment d'être venue en toute simplicité.

mercredi 5 octobre 2016

Alain et moi...

Je n'entends pas les chantres de la langue française s'offusquer de ce terme de primaires dont on nous rabat les oreilles en ce moment. Ils pourraient au moins relever que les tenants d'une primaire de la droite et du centre ne manquent jamais de partir en croisade contre la piètre qualité de notre enseignement, et de défendre la pureté linguistique.

vendredi 23 septembre 2016

Seul sur la plage

Je suis parti marcher dans le maquis de cette île méditerranéenne où j'avais échoué dans des circonstances totalement improbables. Je m'étais levé tôt, j'espérais trouver un petit port calme où j'aurais pris un café au lever du soleil. Mais je découvrais ce qu'était une côte aménagée et privatisée.

mercredi 21 septembre 2016

Fin de l'été en musique

C'était le 22 juin dernier, Tambour-Major m'avait invité au rendez-vous annuel de la radio de l'été des blogueurs, administrée par Lolobobo. Il était temps que je réagisse...

samedi 17 septembre 2016

Ces petits instants d'abandon (2)

Après cet épisode étonnant, je me suis assis pensif. J'ai demandé une cigarette au gamer qui me l'a offert avec plaisir. J'ai fumé en regardant distraitement le joli trio de la vidéo. Un mec avait sorti sa queue et s'astiquait sans enthousiasme. Je pensais à l'homme de Liège qui m'avait charmé quelques minutes auparavant, à ce qu'il était venu chercher ici après sa journée bruxelloise.

vendredi 16 septembre 2016

Ces petits instants d'abandon

Combien de fois ai-je failli rater un départ ou une arrivée alors que j'avais tout bien organisé ou planifié ? Je suis coutumier des grains de sable qui viennent perturber des engrenages parfaitement huilés. Tiens ce matin par exemple, j'arrivais à l'aéroport de Bruxelles au moment idoine. Le réveil était programmé  à 3:55 précises. La navette quittait l'hôtel à 4:30, 5 minutes pour émerger alors que je n'aurait dormi que 3 heures, 15 minutes pour passer aux toilettes et prendre une douche, 5 autres pour ramasser mes effets dispersés et finir de boucler mes sacs, étaler la couette et passer une tête sous le lit - j'ai si souvent oublié des choses diverses, y compris un pantalon ou une veste - 5 en cas de débordement des tâches précédentes et 5 enfin pour descendre tranquillement au rez-de-chaussée et monter dans le bus. Je suis arrivé à la réception avec 10 minutes d'avance.

lundi 12 septembre 2016

Le bel homme croisé dans la rue

La dernière fois que je suis allé à Paris rien ne s'était passé comme prévu en soirée. J'en ai ramené quelques portraits qu'il faut que je publie avant qu'ils ne s'estompent trop. J'ai commencé par le dubitatif rencontré où tu as peut-être deviné. Mais aujourd'hui, j'ai envie de te parler de cette belle découverte du sauna que je qualifierais comme le plus agréable de Paris.

jeudi 8 septembre 2016

Je disais que j'avais fini au sauna...

Après ce prélude bien mal orchestré, je poussais la porte du sauna. Je constatais qu'ici aussi cette nouvelle mode peu écologique de faire payer des claquettes jetables s'était installée. Il faut certes le voir comme une incitation à venir avec les siennes propres. J'essaierai d'y penser. Il n'y avait pas grand monde bien sûr, mais au risque de surprendre, j'ai dû déjà le dire, je vais au sauna avant tout pour me délasser, principalement dans l'ambiance humide du hammam. Tout le reste n'est que bonus...

lundi 5 septembre 2016

Où j'ai fini au sauna

Je ne sais pas ce qui m'a pris de poursuivre la conversation avec ce gars. Il m'avait contacté et c'est vraiment lui qui a insisté pour aller plus loin. Sans doute étais-je curieux de voir la conclusion. J'étais un peu désœuvré aussi. Je devais travailler tard et donc je n'avais rien prévu de particulier. Maintenant j'avais fini, plus tôt que je ne l'imaginais, et je me retrouvais un peu seul avec mes insomnies dans le petit studio sympa que j'avais trouvé sur Booking. Il aurait suffit pourtant que j'essaie de joindre Ben et on aurait enfin remis ça.

samedi 3 septembre 2016

Toute mèche rabattue

Je ne suis pas arrivé à trouver d'illustration fidèle de sa coupe de cheveux.
J'avais rendez-vous avec le commercial d'une société de service. En l'absence de secrétariat, je l'ai accueilli moi-même. Dans un tel cas, je n'attends pas que la personne passe la deuxième porte du sas, j'attends en haut de l'escalier.

lundi 29 août 2016

Sortie de route

Je t'écris des urgences. La deuxième fois de l'été. Il est dimanche. Bien que je ne sois pas censé travailler en ce jour du seigneur d'autrefois, celui de l'époque où on pouvait s'arrêter sereinement pour la dimanchade sans craindre d'être débordé le lundi ou sans avoir à répondre à des impératifs de date fixée par une technocratie qui n'a jamais mis les mains dans le cambouis.
Il fallait que je me change les idées et j'ai choisi de ventiler mon esprit par un tour de vélo. Je m'étais demandé s'il était bien prudent de laisser l'ouvrage en plan. Et s'il m'arrivait quelque chose ? J’évacuais ces idées grises, je n'allais pas imaginer la chronique d'un accident annoncé.

dimanche 28 août 2016

Carnet de voyage #7 décalages ibériques

La nuit est tombée. Les gens vont et viennent incessamment dans la rue principale.
Les touristes sont bruyants et débraillés. Shorts, bermudas, voire des shorties hyper-moulants sur des corps parfois débordants de générosité adipeuse, tee-shirts et polos souvent marqués de sueur. Il a fait chaud, très chaud même.

samedi 20 août 2016

Carnet de voyage #6 d'autres garçons sur la plage

Je suis allé de bonne heure sur la plage. Je voulais courir mais j'avais oublié combien c'est pénible sur le sable sec. J'ai plutôt marché passant de criques en petites falaises. Il y avait peu de monde, seulement quelques pêcheurs, un couple de filles qui se réveillaient alanguies d'une nuit amoureuse, un joggeur surpris de me croiser.

vendredi 19 août 2016

Carnet de voyage #5 vibrations

Elle est juchée dans la pente, collée aux fondements de l'ancien château royal qui la domine largement. Pas de grand parvis dallé et solennel, une large rue d'un goudron cahoteux l'enserre sur deux côtés. La vieille cathédrale aux hauts murs ocre crénelés se détache cependant des maisons blanches environnantes.

dimanche 7 août 2016

Carnet de voyage #4 orphelin

Nous marchions sur la plage. Je venais de finir le premier roman policier de ma série de l'été. Une série écossaise. Pour ce volume, il s'agissait de la dernière enquête de l'inspecteur Rebus*.
La nuit tombait.
Le soleil rougeoyait sur la ville blanche au loin.

mercredi 3 août 2016

Carnet de voyage #3 quatre garçons

Ils entrent dans l'eau au moment où je vais me baigner. La bonne trentaine, de beaux visages. L'un d'eux n'a déjà plus que la tête qui dépasse. Le deuxième s'enfonce sans trop de démonstration. Un joli corps mince. J'imagine ce qu'ils peuvent être l'un pour l'autre. Je ne nage pas très loin, je n'entends pas leurs paroles.

mardi 2 août 2016

Carnet de voyage #2 espérance

Le jardin ombragé installé au dessus de la muraille dominait le fleuve et la ville neuve sur la rive droite. Les touristes venaient se photographier au bord du vide.
Dans le dédale de chemins pavés, les bancs accueillaient de nombreux jeunes couples hétérosexuels.
Sur le bord du rempart, deux garçons bruns laissaient douter de leurs préférences.

lundi 1 août 2016

Carnet de voyage #1 amoureux

Je voulais prendre les cathédrales en photo depuis le pont romain. Il s'est assis juste devant moi dans l'angle de l'avancée du pont. Elle voulait immortaliser ce souvenir de leur voyage en amoureux. Je les ai regardé à tour de rôle. Je n'existais pas pour eux, tout à leur amour naissant. Ils ne m'avaient pas vu. Elle lui a donné des conseils de position, il a ajusté de bonne grâce. Il lui souriait.
Soudain, il m'a vu.

dimanche 17 juillet 2016

Personne ne viendra arroser le blog

Je me suis fait plus rare ces derniers jours, non que l'inspiration ou le matière n'y était pas, mais j'ai traversé un de ces tunnels professionnels qui jalonnent mon parcours professionnel. Ma vie pro c'est le Paris-Nîmes en Cévenol.

vendredi 15 juillet 2016

Nice, un symbole clair










Bien sûr, ils n'ont pas choisi de frapper dans l'un de nos défilés militaires surannés à la mode soviétique ou coréenne.
Non, bien sûr, encore toucher de nuit la liesse populaire dans une ville cette fois en province.
Avec des hommes, des femmes et des enfants.




dimanche 3 juillet 2016

Le dubitatif

Les phénomènes d'attirance exercent pour moi une certaine fascination. J'aime assez les observer y compris lorsque j'en suis moi-même acteur, avec cette capacité au dédoublement temporaire.
L'ambiance s'était débridée. Même le serveur était passé de l'autre côté. Il me plaisait bien mais j'ai vite compris que je ne l'attirais pas vraiment. Il en avait surtout pour un dont je ne trouvais rien de spécialement excitant. J'avais pris du recul malgré les incitations de mon coatch autoproclamé pour la soirée.
Le dubitatif est arrivé un peu plus tard. Il s'est calé à l'opposé. Je le trouvais mignon dans une fine enveloppe charnelle qui dessinait des muscles souples. Mais il avait cet air supérieur et renfrogné qu'il ne quitta guère de la soirée. Il observa longtemps. Certains avaient tenté de l'approcher mais il les avait dissuadés avec des commentaires peu amènes.
De mon côté, j'avais joué avec l'architecte et le coatch.
Plus tard, il est venu s'asseoir contre le bar, près de la porte. Je crois que c'est l'archi qui a commencé à discuter avec lui. J'ai commencé plus tard à lui parler. Il répondait avec le visage fermé par un léger sourire en coin, et les hochements de tête désabusés de celui qui se fout un peu de ta gueule. Je crois que c'est ça qui m'a donné envie d'aller plus loin.
On ne vient pas dans un tel lieu simplement pour boire un verre ou fumer une clope dans un réduit de trois mètres cube. 
Je l'ai suivi dans le fumoir. Je peux pas dire qu'il me déshabillait du regard puisque nous étions déjà nus mais cela revenait au même. J'ai eu droit à une série de commentaires désobligeants notamment sur le choix que j'avais fait de ne pas garder mes chaussures et de préférer des tongues. Il tenta d'imaginer ce que je pouvais porter comme chaussures, le mot de mocassins s'échappa de ses lèvres avec dégoût. Cela me fit sourire : je n'ai jamais porté de mocassins, je déteste, j'ai d'ailleurs beaucoup de mal à me chausser, je trouve rarement chaussure à mon pied, sauf à passer sur des marques plus créatives mais chères, Ça devenait très excitant de voir la suite...
Il m'a donné une cigarette de très mauvaise grâce et son briquet en soufflant. Je le laissais poser des questions de merde auxquelles je répondais de manière évasive. Il doutait que je puisse faire quelque chose de son tempérament passif au vu de ma verge flasque, phénomène plutôt rare mais qui s'expliquait par le bon temps pris avec l'architecte. Je lui répondais qu'il ne tenait qu'à lui. Le dialogue, difficile de parler de conversation, s'est poursuivi dans la salle. Le retour de ma raideur a fini par lui donner envie. En réalité il n'attendait que ça et je le pris allongé sur une banquette. 
J'aurais préféré le labourer en missionnaire pour voir son visage s'ouvrir. Mais il préféra une levrette. Cependant il se retournait souvent, le sourire qu'il arborait et les lèvres qu'il me tendait me réjouissaient d'avoir supporté ses aigreurs.
Je tenais sa queue bien en main, voulant le conduire à la jouissance. Je lui chuchotais cette envie de le sentir venir. Il n'a pas voulu me l'offrir. Soudain, il m'a repoussé. Le jeu était terminé. Son visage s'est refermé.
J'ai rejoint l'archi et le coatch. Lui n'a pas tardé à partir.
Drôle de bonhomme.


samedi 2 juillet 2016

Le cœur serré


Je t'écris depuis les urgences.
Des autres salles provient un bruissement de voix. Un bip n'en finit pas de se répéter.
Je sens les tiraillements des électrodes sur mon torse.
J'ai eu peur. Cette conversation devait être difficile. Elle était en train de le devenir. Il avait pris sa voix sèche d'autorité, il était en train de me dire que nous n'avions rien compris. C'était un nouveau défi que d'accepter ce dossier. Je voulais le sortir de l'ornière.

mardi 28 juin 2016

Dans quelle mesure les vieux peuvent-ils engager l'avenir ?

Je sais que cela va faire encore un billet pas très sexy et que certains s'impatientent. Cependant je me pose la question depuis bien longtemps et a fortiori avec cette soi-disant sagesse qui me gagne au fil du temps.

samedi 25 juin 2016

Languedoxit !

Tous les drapeaux ne sont pas en berne et, dans tous les cas, celui-ci ne serait pas tombé quel  que soit le choix nominal de l'assemblée de la nouvelle région Languedoc-Sourillon Midi-Pyrénées.

mardi 21 juin 2016

Comme un ange qui passe

Avec le temps qui passe, la liste des proches perdus ne cesse de s'accroître. Comme j'ai une mémoire immense, les occasions de se remémorer sont nombreuses. Un endroit, une phrase, une situation, les images affluent. Rien de plus normal. Je suis toutefois étonné de l'effet unique que produit sur moi un certain prénom.

vendredi 17 juin 2016

Hommage naturel

J'ai avalé beaucoup de kilomètres ces derniers jours. Levé tôt, rentré tard, peu de temps pour écrire, mais du temps pour écouter les infos et penser.
J'ai croisé aussi des hordes bariolées dans une ville qui accueille la coupe d'Europe de ce sport qui cache honteusement ses pédés, comme si on ne savait pas, et qui n'est capable d'aucune preuve d'humanité.

vendredi 10 juin 2016

Le bel Eustache

Ce fut un séjour agréable et inédit. Rien ne s’est tout à fait passé comme il était prévu. L’aventure disais-je… Il était envisagé deux soirées amicales, n’en déplaise à Nicolas X. qui me ferait presque passer pour obsédé au détour d'un commentaire sur un blog ami :-)… Ma vie n’est pas remplie de sexe même si mes confidences ici sont principalement sur ce registre. Je peux passer une soirée voire une nuit avec un garçon sans lui sauter dessus. Par contre, je confesse que s’il me tend la perche, je suis capable de la prendre.

mardi 7 juin 2016

Cette fois-ci j’ai pris le train

Mes voyages sont souvent pleins de surprises et de rebondissements. Quand je ne cherche pas l’aventure, il s’offre à moi de lui-même. Je sais qu’on va ricaner de ce masculin, mais je ne vois pas qu’on puisse refuser à l’aventure ce qu’on autorise à l’amour pluriel.

vendredi 3 juin 2016

Allait-il me garder ?

J'avais accepté de passer la soirée avec ce gars au risque de me retrouver à la rue vers minuit. Et maintenant, allongé nu sur son lit j'attendais la suite pendant qu'il se douchait... Il est sorti de la salle de bain, a traversé la chambre pour rejoindre le salon, puis l'entrée. J'ai entendu un jet dans le lointain. C'est incroyable le nombre de personnes qui n'osent pas ou ne pensent pas à pisser sous la douche. Pourtant à chaque fois, tu économises 3 à 8 litres d'eau selon l'ancienneté et la performance de ta chasse d'eau.