mardi 16 janvier 2018

Celui qui rend fou

Nous fûmes distraits par un attroupement qui se formait à une vingtaine de mètres de la, devant la porte d'un petit magasin de disques. Sa vitrine était pleine à craquer de pochettes d' albums a succès, Les Beatles, les Stones, les Beach Boys, les Kinks, les Everly Brothers, Buddy Holly, Elvis. 
J'entendis quelqu'un demander: « Que se passe-t-il ? »

dimanche 14 janvier 2018

Douces mélancolies

La saison des chrysanthèmes était revenue et je perpétuais la tradition. J'étais allé de cimetière en cimetière selon un circuit d'hommage que je voulais immuable. On se demandera pourquoi et pour qui. Je ne crois plus en Dieu depuis qu'on m’infligea le catéchisme et la communion privée. Le correcteur orthographique m'a sauvé d'orthographier "catéschisme", je pensais sans doute plus à la scission que ce fut. La veuve noire ne comprenait pas qu'un enfant puisse choisir. Pourtant je me séparai de Dieu et du catholicisme et il fallu bien l'accepter, refusant désormais tout sacrement et même d'aller à la messe. Je rejoignais sans le savoir alors une longue tradition d'hommes libres-penseurs héritiers d'une foi protestante pour laquelle il avait fallu autrefois abjurer ou partir. Seules les femmes s'étaient converties à la messe et portaient la respectabilité religieuse de la famille, sans que cela soit une foi aveugle, mais il fallait en être, on avait sans doute trop souffert par le passé.

samedi 13 janvier 2018

Moody blues, c'est extra !

Ma mémoire extraordinairement sélective m'a toujours posé un problème pour retenir le nom de la plupart des chanteurs et groupes anglo-saxons, à part ceux que j'ai beaucoup écoutés et dont je possédaient les disques. L'avantage, c'est que je fais souvent des redécouvertes, que j'oublierai parfois, mais pour mieux redécouvrir plus tard.
La disparition de France Gall, pardon, j'avais commencé à écrire Chantal Goya, lapsus absolument pas révélateur car je me garderai bien de confondre les deux, a quasiment occulté, à part dans la presse écrite, le décès le même jour de Ray Thomas, fondateur des Moody blues. L'information me laissait de marbre, jusqu'à ce que le journaliste de France Info, elle toujours bien vivante, fasse référence à Léo Ferré et à cette chanson dont l'érotisme torride a échappé à la censure. La technique lançait un extrait de Night in white satin, et je me disais alors , mais oui c'est bien sûr...
Allez, viens, je t'emmène dans une part de mon univers musical, paroles et musique.

lundi 8 janvier 2018

Je n'ai pas tremblé cette fois (2)

J'étais prêt et j'entrai dans la chambre. Les volets étaient entrebâillés sur la froide lumière de cette matinée de la fin octobre, mais il faisait suffisamment jour pour que je le vois, nu également, allongé sur le lit. Je m'étendis sur lui et j'allai chercher sa bouche pour un bonjour, heureux de le retrouver. Sous mes mains, je le trouvai légèrement changé, il s'était un peu épaissi, mais à peine, il restait sec et dessiné, couvert d'un poil fin et dru, le corps si doux, la peau entièrement mate.

vendredi 5 janvier 2018

Je n'ai pas tremblé cette fois

Ça se passait il y a déjà plus trois ans, je tremblais quand il a ouvert sa porte. Ce fut une belle rencontre sensible. Nous étions resté un peu en contact, je lui demandais des nouvelles, mais je compris qu'il ne souhaitait pas vraiment me revoir. A l'époque, il cherchait à retrouver un compagnon stable, il avait été blessé par une histoire antérieure.  Je crus qu'il avait trop aimé pour ne pas craindre l’inaccessible. Quant à moi, il m'avait laissé ce goût d'un autre possible que j'ai parfois trouvé chez un garçon. Je le supprimai même de mes contacts. Il m'était arrivé cependant de passer sur son profil pour voir ses nouvelles photos. Parfois, je lui laissait un petit bonjour.
A la fin de l'été, il est passé à plusieurs reprises sur mon profil. Je finis par le contacter. Je compris qu'on pouvait se revoir et je ne m'en privais pas lors de mon passage suivant.

lundi 1 janvier 2018

Je n'avais jamais écrit le 1er janvier

Je relis mes premiers billets des années précédentes 2014, 2015, 2016 et 2017. Visiblement, je suis dans l'esprit de 2015. Je n'aime pas le jour de l'an. Je n'aime pas l'exercice des vœux. Tout ça me rend triste.
J'entends la musique des arrivées de sms sur le smartphone de la femme de ma vie. Et toi qui t'a eu ?
Dehors la tempête se déchaine.
Toutes ces connexions pour un hasard de calendrier.