samedi 17 février 2018

La belle Volga


Cette semaine, 11% des pages lues sur ce blog le sont depuis la Russie.

Ça m'épate un peu.

Petit clin d’œil à ces lecteurs avec un chant qui m'émeut depuis l'adolescence.

mercredi 14 février 2018

L'anti-top

Suite à une charge de travail exceptionnelle, je ne suis pas en mesure de diffuser le programme habituel de ce blog. Voudras-tu bien m'en excuser ? En attendant mieux, je t'invite découvrir ou revoir ces billets qui ont été les moins lus de cette aventure. Évidemment, ça nous ramène à très loin, vers le début de ma blogeste.

samedi 27 janvier 2018

Lâche-toi

Tu te souviens de la première fois où tu as viré de bord supposé ? Moi, c'était avec Valentin mais en même temps je n'avais pas une grande expérience d'hétérote. Mais cela m'avait paru très naturel, seulement pas pas assez poussé, mais savais-je déjà qu'on pouvait prendre une queue dans sa bouche alors que je savais très bien qu'on pouvait la prendre dans le cul ? En tous ça, ça n'était pas venu tout seul, je n'étais pas encore déluré, une tonne d'absence d'éducation sexuelle me pesait dessus, et Valentin n'était guère plus dégourdi que moi. Ou bien il ne voulait pas aller trop vite et nous réservait pour la deuxième fois. Sauf qu'il n'y eut d'autre fois et c'est curieux quand on y pense. Enfin quand j'y pense parce que je ne sais pas ce qu'il en a pensé lui-même, on n'en a même pas reparlé. Ca me brûlait les lèvres cette fois ou la femme de sa vie nous avait laissé finir la soirée dans le salon. Nous étions allé fumer une cigarette dans la nuit, sous un auvent où ils garaient les voitures, je nous revois proches d'un pilier en bois, son visage barbu dans la pénombre, les volutes passer devant ses yeux vifs, et j'entends encore sa voix précieuse. J'avais dormi dans une chambre isolée au sous-sol. Il m'y avait conduit après, mais il n'était pas resté bien sûr, ni réapparu dans la nuit. Et elle qui dormait déjà là-haut, que lui avait-il dit de nos émois ?

mercredi 24 janvier 2018

Emile, encore une fois

Facebook me suggère Amélie Mauresmo comme amie sur mon profil professionnel. La championne de tennis. Dans mon souvenir elle s’appelait Aurélie. J’ai vérifié c’est bien Amélie. Ça ne change pas grand chose. À part en 5e où j’ai tenté de m’exprimer dans ce sport après m’être dégouté des sports-co l’année précédente, je ne me suis jamais intéressé au tennis. J’ai bien regardé autrefois quelques tournois à la télévision mais c’était pour les beaux yeux d’Émile quand nous étions au collège ou plus tard en comatant sur le canapé à côté de la femme de ma vie. Pourquoi Facebook me fait ça, qui plus est sur ce profil où je n’ai pas d’amis ?

mardi 16 janvier 2018

Celui qui rend fou

Nous fûmes distraits par un attroupement qui se formait à une vingtaine de mètres de la, devant la porte d'un petit magasin de disques. Sa vitrine était pleine à craquer de pochettes d' albums a succès, Les Beatles, les Stones, les Beach Boys, les Kinks, les Everly Brothers, Buddy Holly, Elvis. 
J'entendis quelqu'un demander: « Que se passe-t-il ? »

dimanche 14 janvier 2018

Douces mélancolies

La saison des chrysanthèmes était revenue et je perpétuais la tradition. J'étais allé de cimetière en cimetière selon un circuit d'hommage que je voulais immuable. On se demandera pourquoi et pour qui. Je ne crois plus en Dieu depuis qu'on m’infligea le catéchisme et la communion privée. Le correcteur orthographique m'a sauvé d'orthographier "catéschisme", je pensais sans doute plus à la scission que ce fut. La veuve noire ne comprenait pas qu'un enfant puisse choisir. Pourtant je me séparai de Dieu et du catholicisme et il fallu bien l'accepter, refusant désormais tout sacrement et même d'aller à la messe. Je rejoignais sans le savoir alors une longue tradition d'hommes libres-penseurs héritiers d'une foi protestante pour laquelle il avait fallu autrefois abjurer ou partir. Seules les femmes s'étaient converties à la messe et portaient la respectabilité religieuse de la famille, sans que cela soit une foi aveugle, mais il fallait en être, on avait sans doute trop souffert par le passé.

samedi 13 janvier 2018

Moody blues, c'est extra !

Ma mémoire extraordinairement sélective m'a toujours posé un problème pour retenir le nom de la plupart des chanteurs et groupes anglo-saxons, à part ceux que j'ai beaucoup écoutés et dont je possédaient les disques. L'avantage, c'est que je fais souvent des redécouvertes, que j'oublierai parfois, mais pour mieux redécouvrir plus tard.
La disparition de France Gall, pardon, j'avais commencé à écrire Chantal Goya, lapsus absolument pas révélateur car je me garderai bien de confondre les deux, a quasiment occulté, à part dans la presse écrite, le décès le même jour de Ray Thomas, fondateur des Moody blues. L'information me laissait de marbre, jusqu'à ce que le journaliste de France Info, elle toujours bien vivante, fasse référence à Léo Ferré et à cette chanson dont l'érotisme torride a échappé à la censure. La technique lançait un extrait de Night in white satin, et je me disais alors , mais oui c'est bien sûr...
Allez, viens, je t'emmène dans une part de mon univers musical, paroles et musique.

lundi 8 janvier 2018

Je n'ai pas tremblé cette fois (2)

J'étais prêt et j'entrai dans la chambre. Les volets étaient entrebâillés sur la froide lumière de cette matinée de la fin octobre, mais il faisait suffisamment jour pour que je le vois, nu également, allongé sur le lit. Je m'étendis sur lui et j'allai chercher sa bouche pour un bonjour, heureux de le retrouver. Sous mes mains, je le trouvai légèrement changé, il s'était un peu épaissi, mais à peine, il restait sec et dessiné, couvert d'un poil fin et dru, le corps si doux, la peau entièrement mate.